18/06/26

Traitement des rejets atmosphériques en industrie pharmaceutique : quand la conception fait la différence

Un laboratoire pharmaceutique en Normandie a sollicité Clauger pour traiter ses rejets atmosphériques chargés en méthanol et en acide acétique.

Le projet devait répondre à plusieurs contraintes simultanées :

  • Environnement ATEX
  • Quantité d’eau disponible limitée
  • Charge polluante importante
  • Objectifs élevés de performance de traitement

Comme pour chacun de ses projets, Clauger a étudié plusieurs technologies afin d’identifier la solution la plus adaptée aux contraintes du site.

Une approche basée sur l’analyse des risques

Dès la phase d’étude, une analyse HAZOP menée avec le client et un organisme indépendant a permis d’identifier différents scénarios susceptibles d’impacter les performances de l’installation :

  • Variations de charge polluante
  • Contraintes ATEX
  • Évolutions possibles du procédé

Ces éléments ont été intégrés dès la conception afin de garantir la pérennité des performances en exploitation.

Une combinaison de technologies adaptée aux flux du site

L’étude a conduit à retenir une solution associant plusieurs technologies complémentaires :

  • Trois tours de lavage en série pour les flux fortement chargés
  • Deux unités de biofiltration pour les flux plus dilués
  • Un système de recyclage des eaux polluées
  • Une déconcentration en cascade des laveurs permettant d’optimiser la consommation d’eau

Cette architecture a permis de réduire fortement les besoins en eau tout en maintenant les performances de traitement.

Des performances confirmées un an après la mise en service

Un an après la mise en service, Clauger a accompagné le client lors d’un audit de performance de l’installation.

Les mesures ont révélé une charge polluante près de trois fois supérieure aux valeurs annoncées dans le cahier des charges initial.

Cette différence entre les hypothèses de départ et les conditions réelles d’exploitation a constitué un véritable test pour les choix réalisés lors de la conception.

Malgré cet écart, l’installation a maintenu ses performances :

  • Plus de 99 % d’abattement
  • Consommation d’eau limitée à 12 m³/jour
  • Objectifs de traitement atteints

Sans optimisation, la consommation d’eau aurait atteint près de 140 m³/jour.

Une conception validée par le terrain

Ce retour d’expérience confirme l’importance d’intégrer les scénarios de fonctionnement réels dès la phase d’étude.

Au-delà des performances des équipements eux-mêmes, c’est l’approche de conception retenue par les équipes Clauger — associant analyse des risques, comparaison des technologies et adaptation aux contraintes du site — qui a permis de garantir la performance de l’installation dans la durée.