En 1876, le Borinage est le pays du feu. On y descend au charbon, on y coule de la fonte, on y fabrique des machines à vapeur. C’est là, à Nimy, aux portes de Mons, qu’un ingénieur ouvre des ateliers de constructions mécaniques et se met en tête de produire l’exact opposé de ce que produit sa région : du froid. Et il choisit l’ammoniac.
Une maison dans le quotidien des Belges
Lebrun Industrie (activités froid industriel) a grandi. À son apogée, la maison comptait près de mille ouvriers et exportait dans le monde entier : compresseurs, chambres froides, patinoires. Pendant un siècle, elle a été partout sans qu’on la remarque : dans le frigo de la boucherie du quartier, dans le compresseur du brasseur du village. C’est le propre de ce métier : quand il est bien fait, personne n’en parle. On appelle le frigoriste que le jour où la température monte.
Puis les charbonnages ont fermé, et la région a dû se réinventer. Lebrun Industrie aussi : la maison a été reprise, relancée, repositionnée sur le froid industriel sur mesure. En 2022, elle s’installe à Frameries, sur une ancienne mine de charbon : la maison du froid a posé ses machines là où l’on arrachait le feu à la terre.
Pendant ce temps, à Brignais
En 1971, Paul Minssieux fondait Clauger près de Lyon. Le métier : le froid industriel et le traitement d’air. La technologie fondatrice : le froid à l’ammoniac.
Un siècle d’écart, deux pays, deux familles qui ne se connaissaient pas, et exactement la même intuition technique et environnementale.
Le monde leur donne raison
L’Europe sort aujourd’hui des gaz fluorés. Le cadre F-Gas se resserre, la décarbonation s’accélère, et des milliers d’installations industrielles devront être repensées autour des fluides naturels. Partout, les industriels cherchent des partenaires qui maîtrisent réellement l’ammoniac.
Lebrun Industrie le maîtrise depuis 1876. Clauger en fait une conviction depuis ses débuts, il y a plus de cinquante ans. Ni l’une ni l’autre n’a de transition à faire : elles ont simplement eu raison très tôt.
Pourquoi ensemble
Au fond, c’est assez simple. Lebrun Industrie avait les clients, le terrain et cent cinquante ans de savoir-faire, mais pas la place pour grandir. Clauger avait les moyens et le réseau, mais pas encore de vraies racines en Belgique : des équipes, un atelier, des clients de longue date sur place. Après des années à servir les industriels belges depuis la France, une évidence s’était imposée : on ne sert pas bien un pays de l’extérieur. Clauger Belgium, ouverte en 2025, était une première réponse. Lebrun Industrie en est l’accélérateur.
Chacun avait précisément ce qui manquait à l’autre.
Ce qui commence
Depuis le 1er septembre, l’activité froid industriel de Lebrun a rejoint Clauger Belgium. Commercialement, l’ensemble s’appelle Lebrun Clauger, les deux noms, les deux logos, côte à côte.
Pour les clients, rien ne bouge : les mêmes interlocuteurs, les mêmes contrats, la même exigence. Pour les équipes qui rejoignent Clauger, ce sont des moyens nouveaux qui s’ouvrent : ceux d’un groupe de 3 500 personnes, épaulées par les expertises de Valtria by Clauger en Clean concept et Technofrigo by Clauger sur les grands projets industriels.
L’ambition tient en une phrase : faire de Lebrun Clauger la référence du froid industriel en Belgique.
Pour en savoir plus : Belgique – Clauger


